Les romans policiers de François THOMAZEAU

 2012 - Les Anneaux de la Honte. L'Archipel

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COUP DE COEUR de www.k-libre.fr

C'est là la grande intelligence de François Thomazeau que d'avoir si amplement ouvert son roman sur les contre-jeux espagnols et la situation de l'Espagne, au cœur de la tragédie qui se noue en Europe, plutôt que sur ces Jeux de la honte dont on croit tout savoir. Mais loin de tout ce que l'on sait déjà, documentant son récit sans le besogner, il nous embarque dans une intrigue dramatique, littéralement, nouée autour du personnage d'Albert. Albert approché par les services secrets français, envoyé en mission à Berlin, chargé de nouer des relations d'intimité avec Goering, le maître des airs en Europe, pour savoir ce qu'il en est de l'attitude allemande, de sa marche forcée vers la guerre. Voici donc Berlin enfin, la foire des Jeux, la farandole des délégations, le ballet des diplomaties, des barbouzes, des armes qu'on ne cesse de livrer sous le manteau en Espagne, des réseaux d'influence. Rien, Thomazeau ne lâche rien de son intrigue, tueurs sans nom, manœuvres retorses, portraits obsédants des dignitaires nazis. Mais surtout, c'est l'Europe tout entière qui est au cœur de son intrigue. De la France des Ligues aux peu glorieux services de sa Majesté, occupés à faire triompher la cause du fascisme. Il ne lâche rien de ce jeu de dupes et pas davantage de la grande fête du cirque nazi. Berlin 1936, c'est toute l'Allemagne qui arbore enthousiaste les anneaux Olympiques festonnés de croix gammées. Les voilà, nos fameux Jeux, qui entrent par la petite porte dans ce roman si pertinent. Des JO scrutés ici sous un angle intrigant, exhibés pour servir de réflexion aux consciences d'aujourd'hui abreuvées de grands messes sportives. Berlin qui fit basculer les Jeux dans l'intemporel, ou plutôt, qui mit au point l'impératif de parenthèse, congédiant le temps politique, celui des peuples assurément, pour cultiver l'idée d'une trêve innocente et pure.

Superbe récit tendu écrit d'un souffle mais savamment composé, restituant l'histoire jadis annihilée.

Joël JEGOUZO

Placer le polar au cœur des grands enjeux historiques : tel est le pari de cette nouvelle collection des éditions de L’archipel nommée « Cœur noir » et dont on nous annonce Didier Daeninckx. François Thomazeau ouvre la danse avec (actualité oblige ?) un roman qui se déroule pendant les Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Un reporter de Sport, hebdomadaire proche du PC, est envoyé à Berlin pour soutenir les républicains espagnols et bloquer l’aide que l'Allemagne apporte aux troupes de Franco. Il rencontrera sur son chemin une escrimeuse de l’équipe germanique, qui se trouve être juive… Thomazeau a été journaliste sportif. Cela se sait, se sent. On est plongé tout de suite dans le milieu olympique avec une familiarité attachante, sans qu’elle devienne pour autant clin d’œil entre initiés. On croise dans ses pages des guest stars fameuses (Goering, Goebbels, Jean Moulin, Kim Philby, les ombres de Staline et de Franco…), et un Jesse Owens dont le portrait savoureux de gentleman est un des meilleurs moments du roman. Thomazeau rend bien l’atmosphère de cette Europe parcourue d’espions, de cette époque préliminaire aux désastres de la guerre. Il évite donc les tics didactiques qui « plombent » trop souvent les polars historiques, et donne envie de lire les volets suivants de cette nouvelle collection. Le deuxième vient de sortir : dans Je pars demain pour une destination inconnue, Maud Tabachnik nous y entraine (qui cela surprendra-t-il ?) vers une des pages fameuses de l'histoire d’Israël : celle de l’épopée de l’Exodus

Hubert PROLONGEAU www.evene.fr

Thomazeau nous mitonne comme il faut une vraie fiction passionnante, dans laquelle la réalité historique rencontre l’imagination. Pour preuve ces entretiens entre Cusin et Jean Moulin cherchant à sauver ce qui peut l’être du Front Populaire et de son honneur sous la pression de la Cagoule, favorable aux militaires espagnols. Vrais encore, bien que mis en scène, la mégalomanie tragique du Führer et de Goebels se révélant à l’occasion des défilés nazis dans les rues de Berlin, leur haine des sportifs noirs américains.
Ce roman a le très grand mérite de remettre en perspective l’éternelle utilisation du sport comme opium du peuple. Je ne lui ferai que le reproche, ténu, d’abandonner son personnage sans réelle chute. Mais il est vrai qu’il le laisse à un moment de l’histoire qui n’en finit pas de durer, puisqu’il a fallu attendre les années quatre-vingts pour voir réapparaitre un semblant de démocratie en Espagne.
Encore pourrait-on considérer que tout recommence, quand les massacres à Damas se sont trouvés opportunément supplantés dans les media par la canicule et les JO.
Ces rappels, écrits d’une plume vive, ne serviront pas plus que les tentatives des Français pour ne pas perdre l’honneur en 36. Mais ils ont le mérite d’exister sous une forme qui cache son sérieux sous la légèreté de l’intrigue policière et de ses rebondissements, rendu perceptible y compris par ceux qui préféreraient les oublier.

C’est une admirable reconstitution de l’atmosphère de cette année-là, que nous propose François Thomazeau. Certes, nous savons ce qu’ont symbolisé ces Jeux Olympiques de 1936 dans la montée triomphante du nazisme. De même, on sait quels enjeux représentait la guerre civile espagnole. Malgré tout, il n’est pas inutile de souligner que l’Europe d’alors grouillait d’espions, souvent doubles ou triples. Ni que les exécutions sommaires n’étaient pas rares, au nom de troubles intérêts plus ou moins politiques. C’est dans cet infernal panier de crabes que l’auteur plonge son héros. Ça nous permet de croiser bon nombre de personnages historiques. Dont quelques-uns fort peu fréquentables, mais aussi Jean Moulin et d’autres proches du gouvernement de Front Populaire.

Il faut lire attentivement le bel éloge concernant Jesse Owens. S’il dominait les autres athlètes et ridiculisait le régime hitlérien, c’était avant tout un authentique gentleman. Son principal adversaire Lutz Long ne s’y trompa point. On est donc entre fiction et réalité, si près des faits tels qu’ils se déroulèrent. Roman d’aventure baignant dans un contexte d’espionnite aigue, ce suspense restitue par petites touches un épisode essentiel et dramatique du passé. Une juste illustration des évènements qui, trois ans plus tard, menèrent à la seconde guerre mondiale.

BLOG action-suspense.over-blog.com

 Nous apprécions le style coloré, les dialogues enlevés, le chaos ambiant... qu’il règne dans ce petit coin de Berlin en 1936, tout comme l’intelligence de certaines anecdotes, comme l’athlète et reporter américain tenant des propos racistes totalement "acceptables" pour l’époque et qui nous révulsent bien évidemment aujourd’hui. Foisonnant d’idées, de détails, et d’action, ce roman met en lumière aussi grâce à une vision incisive et acérée tous les enjeux qui peuvent être posés lors de compétitions "neutres" aux Jeux Olympiques, et honnêtement cela fait froid dans le dos !

Une excellente leçon d’Histoire, une intrigue passionnante, des héros et personnages attachants... que demander de plus ?

blue-moon.fr

2010: Consulting. Au delà du Raisonnable.


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On sait aujourd'hui que le pouvoir a quitté les sphères civiles pour passer entre les mains des puissances économiques, et c'est très logiquement que François Thomazeau décrit une situation identique, haute instance patronale et syndicat se concertant pour gérer au mieux les situations et conserver leur pouvoir sur les masses. C'est donc à ce réjouissant jeu de massacre que l'auteur nous convie, à travers le destin de deux personnages, emblématiques de leur classe et qui essayent de survivre dans un monde hostile, où les loups s'arrangent entre eux pour dévorer les moutons tout en préservant la qualité du troupeau.
Mais le roman n'est pas juste cette démonstration des rapports sociaux actuels. Il est basé à la fois sur une description habile des personnages et de leurs relations, et servi par le cynisme malsain de notre époque, rendu ici par des dialogues écrits au couteau. Là où Manchette rendait compte d'une passion qui pouvait encore se vivre de façon romantique et lyrique, Thomazeau décrit des experts froids et calculateurs pour qui la donnée humaine n'est vraiment plus qu'une variable d'ajustement des mécanismes économiques.
Il serait cependant absurde de penser que Consulting n'est qu'une démonstration à charge de notre univers car l'auteur sait raconter une histoire et le roman sait multiplier les chausse-trappes et rebondissements pour créer une histoire dynamique et intelligente qui, en ajoutant des retournements de situation, empêche justement tout manichéisme. Des personnages secondaires, comme la femme d'un cadre ou un policier qui enquête sur la mort étrange d'une autre femme dans une chambre d'hôtel, créent des habiles contrepoints à ce qui est sans doute une belle réponse française au superbe texte de Donald E. Westlake, Le Couperet, sur le monde du travail. K-Libre

Voilà vraiment un bouquin amoral qui donne envie de se révolter..tout fiche en l’air..ou de profiter à fond du système ! pour sûr on a envie d’être du bon côté !

http://sarawastibus.wordpress.com/2011/01/28/consulting/

Certains romans vous font du bien. Mais vous devez reconnaître que le plaisir que vous prenez vous fait l’effet d’un étrange visiteur dont vous ne savez pas trop s’il est pervers ou vicieux ou peut-être les deux à la fois. Je m’explique. Vous vous êtes sûrement demandé quelle était au fond la psychologie de ces spécialistes de la souffrance au travail, ces prisonniers du cerveau gauche qui ont, en trente ans, débarrassé la France de la plupart de ses industries… Vous savez, ces types en costumes de marques qui éprouvent à peu près autant de sentiments envers leurs semblables qu’un anaconda au moment où il s’apprête à avaler un porcelet. Ceux dont les parents se sont saignés à blanc pour qu’ils fassent des études dans les meilleures écoles et  jouissent effectivement d’une situation enviable. Des personnages qui ne peuvent guère fréquenter que des individus qui font le même job qu’eux parce que les histoires qu’ils ont à raconter ne peuvent justement l’être. Des gens qui sont à l’entreprise ce que la médecine légale est à la médecine, des êtres froids, fiers de leur insensibilité, des brutes qui fleurent bon Dior ou Hermès et qui passent leur vie à préparer des plans de restructuration qui se soldent par des milliers de licenciements.  Je suis certain que vous vous êtes intéressés au moins une fois dans votre vie à ces grands sacrificateurs et que vous vous êtes peut-être dit qu’au fond il n’y avait pas grand différence entre  l’un de ces types et un tueur à gages.  Eh bien vous aviez raison…

François Thomazeau, dans son excellent roman “Consulting”,  pousse votre intuition jusqu’au bout. Son consultant Antoine Jacob est un homme vraiment doué pour son travail.  C’est un finisseur, un homme qui sait prendre soin des petits détails . Un ultra libéral qui évite les états d’âme. Il s’occupe de ceux qui n’obtempèrent pas assez vite, ceux qui ne comprennent pas que tout va très vite et qu’ils doivent dégager  du décor.  Disons qu’il hâte la fin de ceux qui n’arrivent pas à en finir par eux-même, comme le veut une logique capitaliste bien comprise : chefs d’entreprises obsolètes, syndicalistes récalcitrants, DRH un peu trop portés sur le “modèle social”… En résumé tous ces grains de sable qui ralentissent le mécanisme du grand dessein ultra libéral : libre marché, libre concurrence et plans sociaux pas plus douloureux qu’un suppositoire à la glycérine. 
Antoine Jacob est le consultant qui éteint la lumière sur le dernier cadavre et qui laisse le petit écriteau “fin de l’histoire” parce qu’après lui il ne reste rien.  Il travaille pour le compte de La Boîte, entité qui hésite entre la société secrète, l’association mafieuse et évidemment le réseau de tous les intérêts patronaux.  La Boîte apprécie le travail bien fait et il faut reconnaître que, dans ce domaine, Antoine Jacob est une référence. Intervention rapide, sans douleur et sans aucune trace.  Le crime parfait … presque à chaque fois. 
Pourtant nous ne le savons tous, le modèle ultra libéral est sans pitié même avec les meilleurs et La Boîte va finir par souhaiter finalement liquider le liquidateur.
Mais Antoine sera sauvé … non par lui mais par ce qu’il exècre le plus : un syndicaliste qui tire plus vite que son ombre.  Dans le genre affreux jojo, ce sauveur inopiné pèse son poids de colère et de ressentiment, victime du dernier plan de restructuration de La Boîte. Pascal a obtenu, comme souvent , une prime spéciale du destin : sa femme l’a quitté pour son meilleur ami.
Un peu contraints et forcés nos deux hommes vont constituer une alliance contre nature dans le genre pacte germano-soviétique mais pour le coup d’une efficacité redoutable. Mieux vaut dégager rapidement de leur route parce que nos deux despérados ne feront aucun quartier.
Je ne dévoilerai rien de plus pour vous laisser tout le plaisir de la découverte . “Consulting” est une oeuvre noire et caustique dont la narration ne flatte évidemment pas notre compassion. Mais soyons clairs, François Thomazeau s’intéresse à une catégorie d’hommes qui répand depuis une vingtaine d’années le stress, la peur et parfois le désespoir dans les entreprises. Des hommes et des femmes si bien attentionnés qu’ils sont parvenus à désindustrialiser notre pays en trois décennies. Beau palmarès ! Ces grands prêtres de la souffrance au travail, de l’acharnement managérial, et de l’absence absolue de remords sont désormais partout : dans les entreprises, les groupes de presse, les hôpitaux et même l’Education nationale…  Et, avouons-le, nous ne les aimons pas beaucoup ! Alors quand ils deviennent eux-mêmes les victimes d’un plan de restructuration décidé à la sauvage par deux vrais méchants qui évitent même à la société de leur payer des indemnités chômage , là on rigole vraiment. Je sais, je sais, on ne devrait pas, c’est mal de ressentir pareil sentiment pour des gens qui n’en ont jamais eu, dessentiments, mais bon je vous le disais …ça fait vraiment du bien !
 
ARCHIBALD PLOOM (2011) sur www.culture-chronique.com


2010: Le maillot jaune s'est échappé. Roman personnalisable aux éditions Comédia. 

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Je craignais que le roman soit difficile à lire avec toutes les données renseignées qui ne s'intègrent pas parfaitement, et ce n'est pas du tout le cas. Tout "glisse" à la lecture, tout paraît écrit d'une traite. Au passage, félicitations François Thomazeau, car la rédaction d'un tel roman avec des données qui viennent ensuite s'y greffer ne doit pas être le plus simple des exercices. Et l'on est réellement plongé dans l'ambiance du Tour de France comme si on y était. Au passage, certains détails que je n'avais pas renseigné se sont greffé, comme la plus grande ville à proximité du village de mon père. Quid des champs non remplis dans le questionnaire ? Et bien ils sont très habilement remplacés dans l'histoire. Vous ne connaissiez pas le numéro de portable, le héros prétendra ne pas s'en rappeler dans le roman. Bien sûr, tout n'est pas parfait, et des éléments ne sont pas toujours parfaitement intégrés. Mais à côté de cela, voilà un beau cadeau à offrir à un passionné de vélo. Le procédé est ingénieux même s'il pourrait encore être amélioré (avoir des morceaux du texte du roman dans le questionnaire afin de pouvoir adapter au mieux les réponses !). www.cycloblog.fr





2005. Qui a planté Harry Cover ? L’Ecailler du Sud

Les polars signés Thomazeau ont au moins une vertu: ils ne se prennent jamais au sérieux. C'est pour de rire, mais on passe un bon moment, c'est parfois l'essentiel. Jean Contrucci. La Provence.

2003. Anges à Tuer rue Paradis (avec J.C. Duchon-Doris). L’Ecailler du Sud

Ce polar écrit à quatre mains avec Jean-Christophe Duchon ne prétend pas bétonner un scénario sans accrocs: des mafieux géorgiens tentent de doubler des mafieux marseillais. Mais derrière cette intrigue un peu lâche, nouée autour d'un malentendu, la cité phocéenne, palpable, vibrante, se révèle la véritable héroïne de ce roman d'atmosphère. Elle est le double de la belle justicière, trouble et indomptable. La plume acérée et facétieuse de ces deux copains, visiblement amoureux de leur sujet, flirte avec Marseille, caressant ses travers et ses contradictions... Un ange passe. L'EXPRESS LIVRES

2003. Sans queue ni tête. L’Ecailler du sud

Le moins que l'on puisse dire, à propos du livre très surprenant de François Thomazeau, c'est que son titre lui va bien. Et pourtant, pour étrange et surprenant que soit son sujet et déjantée son intrigue, ce roman a un propos beaucoup plus profond qu'il n'y paraît à la lecture, déconcertante il est vrai, des premières pages. Il faut découvrir les différents personnages, plus ou moins sombres, aigris, désabusés, méchants, et torturés, tous mal dans leur vie apparemment bien rodée, et suivre les tribulations erratiques du narrateur - un perdant né qui ne décide rien - pour découvrir, enfin, où François Thomazeau voulait en venir. Déroutant, captivant, souvent hilarant, "Sans Queue ni Tête" est un véritable polar délirant mais fort bien construit malgré tout, un polar qui se lit d'une seule traite et qui mérite largement plusieurs lectures.

Du suspense, de l'humour - très noir ! - et un bon grain de folie, un véritable chef d'oeoeuvre d'efficacité ! Jubilatoire !
Patricia Mevel. MGRB

2002. Qui a brûlé le Diable. Librio Noir.

Un roman agréable à lire, entre deux pastis, avec une touche de fantastique qui corse l’histoire. Il est dommage toutefois que l’auteur reste sobre dans le côté farfelu des personnages, tout au moins vers la fin. Alors qu’au départ, on avait l’impression d’être en face des Blues Brothers ou autres duettistes de cet acabit. Dénué de prétention, c’est à dire non porteur de messages politiques ou autres, ce roman à pour seul but de divertir le lecteur. Paul Maugendre. Mauvais Genres.

2002. Sang et Mort. Adcan Editions.

Avis aux amateurs: Lens et le stade Bollaert servent de théâtre à un polar jubilatoire. "Sang et mort" raconte une mystérieuse série de meurtres autour du RCL. Des meurtres au... pingouin explosif; L'occasion d'une savoureuse galerie de portraits, inspirés de vraies personnalités lensoises. Nord Eclair.

Avec ce roman, François Thomazeau rompt avec le style cocasse et humoristique qui caractérisait sa série de romans autour de ses enquêteurs Rmistes, sans pour autant renouer avec la noirceur de La faute à Dégun, ni renoncer totalement à l'humour corrosif dont il semble faire une règle de vie.  www.rayonpolar.fr

2000. Bonne Mère. L’Ecailler du suD.

François Thomazeau n'en est pas à son premier livre (ses précédentes éditions étaient juste un peu confidentielles) et Bonne mère permet de le découvrir à une plus grande échelle. Le récit est bien maîtrisé et cette fuite, cette errance, parfaitement bien rythmées et décrites. L'Ours Polar.

Un bon roman qui montre la misère de ceux qui doivent subir parce qu’ils ont besoin d’argent, et dons de travail, pour vivre ou tout simplement survivre. Paul Maugende. Mauvais genres. 

François Thomazeau signe avec "Bonne mère"un roman noir et fort comme un café turc, dont les personnages marionnettes pensent chacun tirer toutes les ficelles de cette histoire attachante où vies et morts se nouent et se dénouent comme les fils des Parques. Certains pour gagner. D'autres simplement pour survivre. Et quel tableau ils brossent, les fils et les filles de la bonne mère, tous embarqués de force dans un "bad trip" dont certains ne reviendront pas. Le ton est dur mais très juste et la sobriété des dialogues qui ne jouent pas un instant avec les clichés ajoute une touche glacée de bon aloi sur ce roman policier qui sait être infiniment marseillais sans jamais trop en faire. De l'excellent polar, sans l'ombre d'un doute. www.marseillais-du-monde.org 


Un héros au féminin, et réussi avec ça, c'est assez rare pour le souligner, surtout sous la plume d'un homme... L'embrouille part d'un chantage politico-immobilier dans lequel se fourre une mère célibataire, entraînant à sa suite tueurs à gages, meurtres sordides et famille corse. Le tout dans un décor marseillais bien planté, que l'auteur ne se sent pas obligé d'expliciter à chaque ligne. Efficace. Marseille l'Hebdo.

À DÉCOUVRIR LA VERSION AUDIO D'ANNE-MARIE MANCELS (EDITIONS PORTE-VOIX)

UN REPORTAGE ICI


Qui a occis le curé ? L’Ecailler du suD

1998. Qui a noyé l’Homme Grenouille ? Méditorial/Librio Noir.

La verve marseillaise, encore et toujours. Même si cet opus est un peu plus sombre que les deux autres et semble vouloir aborder quelques uns des travers de la vie Marseillaise. www.polarnoir.fr

Qui a noyé l'homme-grenouille ? est un roman dont l'histoire oscille entre le trafic d'amphores, d'explosif et la chasse au trésor. Il s'ouvre au son d'un ronflement et se conclut sur un éclat de rire général comme si toute cette histoire n'était qu'une vaste plaisanterie. Mais peut-être que sous cette plaisanterie et le ton humoristique sur lequel elle nous est contée, se cachent quelques problèmes réels qui structurent la société marseillaise. www.rayonpolar.com

1997. Qui a tué Monsieur Cul ? Méditorial/Librio Noir.

Si la société refuse d'accorder une place aux laissés pour compte, le romancier peut se permettre de les "intégrer" dans une fiction et de leur donner le rôle principal. Voici donc Schram et Guigou, RMistes en cyclo à la poursuite des malfaisants. Cette singularité, avec sa tonalité propre au milieu géographique où elle s'exprime, rejoint celle du Poulpe. Gilles Le Morvan. L'Humanité Dimanche. 21 mai 1997.

Des romans marseillais, il en existe pas mal, c'est même en passe d'être à la mode... Mais des Schram et Guigou, ça n'est pas tous les jours qu'on en croise. Laissez-vous porter par ce duo de choc, enquêteurs atypiques ; à déguster à l'ombre d'un platane, de préférence au sud de la Loire, une Mauresque dans l'autre mainwww.polarnoir.fr

Thomazeau nous promène avec délectation dans les rues de sa ville qui, peuplée d'une riche famille de personnages déjà récurrents, devient le théâtre d'une comédie humaine simple et sincère.La Provence. 20 avril 1997

1996. La Faute à Dégun. Méditorial. Misteri.

Variation lâche sur le thème du double et du vampire, voleur de vie et de visage, déambulation mélancolique dans le labyrinthe des bars de Marseille, complainte bluesy. un premier roman intéressant. Michel Abescat. Le Monde

Ce que nous avons aimé dans La Faute à Dégun, au-delà de l'intrigue, bien menée, c'est la plume sûre et le ton juste de François Thomazeau, qui aime trop Marseille, où il a passé ses 24 premières années, pour céder à la caricature, aux poncifs habituels, aux galéjades et aux té-mon-bon! qui font soi-disant couleur locale. Outre sa connaissances impressionnante du monde du rock - la bande son de ce roman est de premier choix -, si sa peinture est sombre, si sa Marseille est loin des images de mer et de soleil, elle a le mérite d'être vraie, de sonner juste. Jean Contrucci. La Provence.

Thomazeau a l'art et la manière de nous conter cette histoire simple et profonde à la fois avec une élégance et une impertinence parfaites.  Dans ses pages, l'écriture ne semble jamais technicienne ni malaisée, les mots coulent d'eux-mêmes, naturellement, dans un style qui frappe par son évidence et le plaisir que l'on a à sa lecture. Le Méridional.

On se précipite vers la fin de ce premier roman, bref, triste et inquiétant, dont la morale pourrait être que les fantômes n'existent pas et que l'homme, s'il n'a jamais eu aucun mal à croire en Dieu, est contraint à des efforts désespérés pour vivre seul. Associated Press.

 La Faute à Dégun nous entraîne dans une étrange histoire, d'une noirceur absolue, où le narrateur se trouve en présence de lui-même, de tout ce qu'il aurait aimé être et qu'il n'a pu être avec, en toile de fond, la Marseille de la nuit et de la mort qui veille. www.rayonpolar.fr

Les mots de Thomazeau sont d'une fulgurance étonnante, tour à tour secs et tranchants, tendres ou cruels mais toujours traversés d'une poésie non fabriquée parce que sentie, vécue. Le Patriote Côte d'azur.

 

 

 

Jeunesse:

 

"Tontons!" Rouge Safran.

 

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Commentaires (2)

1. Ginette 10/01/2009

Tronqué sur la droite !
serait judicieux de recentrer...(et tellement plus facile à lire qu'à deviner)..
Bisou
Ginette.

2. merlan 10/01/2009

Tiens, c'est bizarre, c'est pas tronqué sur mon écran à moi...

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